parCorps 2025 : Journée de réflexion
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parCorps 2025 : Journée de réflexion
In situ, résonance entre danse, nature et patrimoine
In situ, c'est là où la danse résonne avec son environnement.
Une invitation à explorer autrement les liens entre le corps, le paysage et le patrimoine vivant. Conférence, performance et ateliers rythmeront cette rencontre unique, à la recherche de résonance entre l'humain et son environnement.
"À partir du moment où je tombe amoureux, pas seulement d’une autre personne, mais aussi d’une idée, d’une musique ou d’un paysage, les deux entités deviennent vivantes... J’ai parfois le sentiment d’être à ce point lié au monde qu’il me touche, m’atteint et m'émeut."
Hartmut Rosa, "Accélérons la résonance !"
Comment la danse peut-elle inscrire les corps dans l’espace naturel et patrimonial ? Comment les mouvements, les paysages et les œuvres du parc peuvent-ils dialoguer dans une résonance poétique ?
11h à 13h : Conférence et performance
La nature dont nous sommes
Un corps sismographe
Durée : 1h de conférence + 15 min de questions + 15/20 min de performance en extérieur
Nous aurons le plaisir d’accueillir Nadia Vadori-Gauthier, danseuse et chorégraphe, connue pour son projet quotidien de résistance poétique Une minute de danse par jour. Elle présentera sa méthode Corps sismographe®, une approche qui traduit en mouvement les informations récoltées de l’environnement et de l’intériorité.
"Il semble plus que jamais vital d'apprendre à rétablir un sentiment de réciprocité et d'interdépendance entre nature humaine et non humaine, d’investir des relations qui soient des interrelations. Ce n'est pas seulement le point de vue de l'autre qu'il nous faut embrasser, mais aussi et surtout investir un intervalle de résonance mutuelle."
Nadia Vadori-Gauthier
Une performance en extérieur prolongera cette conférence, offrant une perception renouvelée du site.
"À l'intérieur des yeux fermés fermer encore les yeux... alors même les pierres se mettent à vivre."
Nos modes de vie contemporains, l'héritage cartésien de notre rapport à l'animal, les effets dévastateurs de dogmes condamnant ou objectivant le corps, la destruction de savoirs ancestraux, les conséquences d'un humanisme ethno-centré, nous ont progressivement séparés de la nature, tant individuellement que collectivement.
L'industrialisation de masse et l'exploitation continue des ressources naturelles ne cessent d'appauvrir la biodiversité et les trésors de la Terre. Nous sommes aujourd'hui, face à la menace imminente de dérèglements extrêmes. Quelque chose en nous nie cette réalité, ne veut pas ou ne peut pas la voir, car peut-être, ne peut pas véritablement la sentir et la ressentir. Nous n'arrivons pas à réaliser l'effectivité du saccage et de ce qu'il implique en termes de violence infligée, de torture, de souffrance, de peur, de désarroi et d'agonie.
La Terre, la nature non-uniquement-humaine, peuvent être perçues collectivement comme un décor, au sein duquel évoluent des « objets » charmants, animaux, végétaux, minéraux, rivières et montagnes... avec lesquels nous ne développons pas, à grande échelle, universelle, une relation de réciprocité véritable, un sentiment de commune appartenance. La sorcière activiste écoféministe Starhawk évoque un sentiment d'irréalité de la nature nous empêchant de « saisir au plus profond combien nos vies en dépendent ».
Elle poursuit : « Nous vivons toutes et tous dans une culture qui a plus ou moins privé l'environnement de sa réalité, en a fait quelque chose d'exotique que nous regardons à la télé : plus rien à voir avec ce qui fait le tissu de notre existence quotidienne. » (Starhawk, Quel monde voulons-nous?, 2002, Éditions Cambourakis) Il semble plus que jamais vital d'apprendre à rétablir un sentiment de réciprocité et d'interdépendance entre nature humaine et non humaine, d'investir des relations qui soient des interrelations, Ce n'est pas seulement le point de vue de l'autre qu'il nous faut embrasser, mais aussi et surtout investir un intervalle de résonance mutuelle.
Nadia Vadori-Gauthier est danseuse et chorégraphe, docteure en arts, esthétique et sciences de l'art et professeure en Body-Mind Centering® et fondatrice de la méthode de danse « Corps sismographe ». Française et Canadienne, née à Montréal, elle habite et travaille à Paris.
Formée initialement à la danse classique et aux arts plastiques, ses propositions de recherche et de création investissent une perspective éthique qui place la relation et la résonance à la source des processus. Elle questionne les frontières entre l'art et la vie, le visible et l'invisible afin de proposer un art qui tisse de nouveaux agencements collectifs interconnectant vies humaines et non humaines. Elle active, par la danse, des liens à notre époque, aux personnes, aux environnements et à la Terre.
À l'intersection de sa pratique somatique, de la danse et de la composition instantanée, elle a créé, au fil des ans, une technique de danse en relation aux environnements nommée Corps sismographe®, permettant d'interconnecter intériorité et extériorité, conscient et inconscient dans la composition.
Elle développe, par ailleurs, des propositions performatives en lien aux œuvres muséales et aux environnements naturels.
De 2015 à 2025 elle a mené un projet chorégraphique quotidien de résistance poétique : Une minute de danse par jour, qui compose une oeuvre au long cours, se tissant à la fois d'éléments d'éléments personnels et collectifs, de quotidien et d'évènements de l'actualité. Un documentaire a été réalisé sur ce travail : Une joie secrète de Jérôme Cassou (sortie en salles en septembre 2019). En 2018, elle dirige la publication de l'ouvrage collectif Danser Résister (Éditions Textuel) et est l'auteure de « 2015-2025, Dix ans d'une œuvre pour notre temps » Les Presses du réel, 2025.
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13h - 14h30 : Flânerie et découverte libre
Profitez de ce temps pour déambuler dans le parc ou explorer le musée.
- Apportez votre pique-nique et profitez du parc (espace abrité prévu en cas de pluie).
- Option brasserie : Plats à 16,00 € (salade maraîchère, vol-au-vent ou salade niçoise). Réservation obligatoire avant le 20 mai au 064 27 37 63 (mentionner "journée Parcorps").
- Attention le nombre de place est très limité
14h30 - 16h30 : Un atelier au choix
Cliquez sur les titres pour découvrir les trois ateliers présentés ci-dessous